Pascal Vidaillac

En décembre 1969, Charles de Gaulle était encore vivant, Franco dirigeait toujours l’Espagne, Mao la Chine. Bref, y avait de l’ordre. C’est dire si c’était une autre époque. Pascal Vidaillac poussa son premier cri (un do dièse dit la légende) dans la maternité de l’hôpital de Montauban, préfecture du Tarn & Garonne qui venait d’être raccordée au réseau électrique. C’est dire s’il restait des progrès à faire.
Dans la petite église de Puylaroque, haut perchée sur les causses du Quercy, il découvre la joie d’utiliser son organe sur des cantiques. Dans les années collège et lycée, le théâtre l’attire aussi. Au moment où « Nuit de folie » et « Boys boys boys » enivrent les walkmans, il écoute Brel, Reggiani, Montand. C’est dire si ce garçon s’est cherché.
Et il se cogne sur Nougayork ! Et c’est le choc. S’en suit une quête éperdue jusqu’en Normandie en 1995 où il rejoint incognito la chorale Vagabondage. Là naît son goût du spectacle musical.
En 2004, le hasard (épaulé par la providence, la chance et le Bon Dieu) : il boit un verre avec un beau voisin, Pascal Dessein, pianiste. Depuis, on dit qu’ils vivent heureux et qu’ils ont eu de nombreux enfants.
En vrai…
Dans la vraie vie, Pascal Vidaillac travaille depuis 25 ans dans l’accompagnement social. Il dirige aujourd’hui les centres sociaux de la ville de Louviers et est investi dans de nombreuses associations. Mais le spectacle vivant est une seconde vie : la troupe du Court Bouillon en Normandie, troupe amateur qui diffuse le spectacle vivant dans les quartiers et les campagnes ; des cours de théâtre auprès de Frédéric Racamier, professeur de plusieurs compagnies ; la chorale de l’Anduv… Il propose également une autre évocation de l’oeuvre de Nougaro avec un seul-en-scène : « La Plume ». Une histoire faite de contes et de fables, émouvante et drôle, dans la veine de L’Hirondelle.
Enfin, après plus de 300 représentations et quoi que l’on ait pu dire de leur indéfectible amitié, Pascal Dessein et Pascal Vidaillac n’ont jamais fait d’enfant ensemble.